18h Dominique DUBREUIL-Reporté au 4/07
ATTENTION : CONFERENCE ANNULEE
CONFERENCE
Mardi 1er Juillet 2008 à
18h
Esplanade du Château d'Ombreval
Dominique DUBREUIL
« PROUST et la Musique Française »
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La musique française fin de siècle (l'avant-dernier, bien sûr !), prolongée dans la modernité d'un art nouveau, semble un continent particulier quant aux lois de l'écriture et surtout au climat sonore. Certes les musicologues sont là pour relater et faire comprendre. Mais il arrive que, comme pour les historiens tout court, un imaginaire complète le réel, voire même en augmente les pouvoirs : poètes et romanciers sont alors les témoins inspirés de leur temps et découvrent pour plus tard une relation souvent directe avec une réalité qu'aussitôt ils transposent. Ainsi en va-t-il avec Marcel Proust, dont la culture de mélomane est par ailleurs exceptionnellement étendue et informée, de Beethoven à Wagner, de Moussorgski à Debussy et Stravinsky. Mais l'essentiel est que l'auteur de la Recherche du Temps Perdu irrigue sa somme romanesque d'une profonde réflexion sur l'art, à travers l'invention de sa triade créatrice : Elstir le peintre, Bergotte l'écrivain, Vinteuil le musicien. Tout en se délectant d'une description lucide, souvent amusante, voire cruelle, des salons où se donnent à écouter les œuvres du répertoire et de la nouveauté, le lecteur rencontre les deux états de la composition chez l'imaginaire Vinteuil, complexe synthèse de Saint-Saëns, Fauré, Franck ou Debussy. D'abord la « petite phrase » de la « tendre, champêtre et liliale » Sonate piano-violon est « l'air national » des amours de Swann et d'Odette. Puis vient le temps du mystérieux Septuor, « appel ineffable mais suraigu de l'éternel matin ». L'essence d'un Temps dialectique à la Beethoven, cyclique à la Franck, fluide ou fragmenté à la Fauré ou Debussy devient pour nous l'une des clés primordiales pour saisir non seulement tel chapitre de l'histoire artistique française mais une interrogation fondamentale sur le sens de la musique. (Dominique DUBREUIL) |
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Dominique DUBREUIL Après des études d'histoire à l'université de Lyon, Dominique DUBREUIL a opté pour une formule qu'il estimait plus originale et créative, le journalisme. Jean-Marie DOMENACH l'a aidé dans cette démarche en lui ouvrant le « Journal à plusieurs voix » de la revue « Esprit », pour y faire ses gammes... Parallèlement à cette activité, il s'essaye au journalisme régional à Lyon. Il se dirige par la suite vers le théâtre, où il intègre l'équipe qui succédait à celle de Jean DASTÉ, dramaturge à la Comédie de Saint-Etienne, période pendant laquelle Dominique DUBREUIL écrit aussi une pièce créée par le TPJ, "Scènes édifiantes de la vie de Brixonopoulos". Ses goûts musicaux le conduisent ensuite vers l'enseignement en conservatoire, où il finit par passer un concours pour la titularisation dans un poste de culture générale artistique. Ayant entre temps produit pour France Culture et France Musique un certain nombre d'émissions, il a continué dans cette voie, en signant aussi des livrets et contributions diverses sur les opéras et programmes de concerts. Mais l'activité plus souterraine ou du moins discrète est demeurée l'écriture : en plus de trois ouvrages de nature sociologique au Seuil et d'un livre en collaboration sur le concerto, il a cherché du côté de l'imaginaire : pour La Galerie, rêverie sur un opéra de Mozart, pour des "Notations" qui cherchent à attraper l'air poétique du temps, pour des "Scènes de la vie de Franz" qui évoluent dans les paysages mentaux du romantisme... Et récemment pour une "Absente", roman qui en partant du réel historique (fin XIXe, l'anarchisme, la justice politique) rêve sur la création picturale et la solitude. |
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